Concrètement, est-ce utile ?
Il y a les pour, il y a les contre, et il y a vous.
Les réticents
Nous avons discuté avec de nombreux enseignants qui considéraient le B2i comme une contrainte supplémentaire, une sorte de cache-misère jeté sur notre réticence bien française à dompter les TIC.
C'était donc leur avis. En lecteurs avisés que vous êtes, vous devinerez sans peine que nous ne le partageons pas. Loin s'en faut.
L'enjeu
Dire que les TIC sont l'un des enjeux de demain est faux, ce sont l'un des enjeux d'hier. Mais alors quel est donc l'enjeu d'aujourd'hui ? Rattrapper le retard ? Pas seulement.
Les écoliers d'aujourd'hui sont, quoi que nous fassions, déjà confrontés aux TIC, de plus en plus jeune et de plus en plus massivement. Il ne s'agit donc pas de la découverte d'un champ de connaissances mais bien d'éducation, au sens propre.
L'enjeu, vous l'aurez compris, est donc d'accompagner l'enfant dans une utilisation responsable et critique des outils auxquels il accède de plus en plus jeune. Alain Julien-Saint-Amand, psychologue de l'éducation, a explicité cela dans un plaidoyer de quelques lignes qu'il nous a remis. En voici le contenu :
Alain JULIEN SAINT AMAND – Psychologue de l’éducation & concepteur de matériels pédagogiques
Avec ses discussions sur MSN, ses pseudos, ses blogs, ses profils, ses murs sur Facebook, Internet est pour nos jeunes bien plus qu’un moyen moderne de communication. C’est un début d’existence dans un monde virtuel en gestation, qu’ils investissent à l’âge du collège et construisent en marge des adultes, de la société et de la culture. Espace de liberté, ce monde virtuel se trouve être aussi le vecteur d’une mutation profonde du rapport à l’autre et du rapport à soi.
« - tkt sa pass » traduire : ne vous inquiétez pas, cela se passera bien !
Avec la Beneylu School, les enfants pourront dès l’école élémentaire faire leurs premiers pas dans un espace virtuel sécurisé et simplifié, sous le regard des enseignants. L’Ecole dispose maintenant d’un outil privilégié pour réinvestir ce nouvel espace social afin d’y exercer ses missions d’éducation, de transmission de la culture et de préparation au monde de demain. Après l’Internet à l’école, voici venu le temps de l’Ecole de l’internet.
Et c'est dans cette logique que s'inscrit la Beneylu School : éveiller plutôt "cliquoter".
Cliquoter est un néologisme (barbarisme diront certains, question de point de vue) que nous affectionnons dans l'équipe. Cela désigne la somme d'actions futiles et bien souvent inutiles que peut exécuter un individu durant de longues heures devant son écran.
Il nous arrive de cliquoter...même au bureau...
Le B2i serait donc pertinent ?
Si l'on prend la peine de l'examiner, incontestablement oui.
Car dans sa définition même - souvenez-vous des 4 points clés - le B2i n'a pas vocation à faire cliquer bêtement les élèves comme le hamster tourne sur sa roue, mais bien à mener une mission raisonnée de formation, de prévention et d'évaluation. Au fond, une mission d'éducation.
Cependant, force est de contaster que dans les usages tout n'est pas si rose. Il reste d'immenses progrès à faire dans la mise en oeuvre du B2i et dans son acceptation comme "bon outil" par les enseignants. Mais le B2i est jeune, pertinent dans son approche et en phase avec notre société, il ne peut donc que s'améliorer.
Et puis, comme dirait l'autre, de toute façon nous n'avons plus choix, c'est au programme. Et comme dirait le second, tant qu'à faire, autant bien faire. 
<- 1 - Le B2i ? Mais encore ? 3 - Comment utiliser ma Beneylu School pour le B2i ? ->
Avec ses discussions sur MSN, ses pseudos, ses blogs, ses profils, ses murs sur Facebook, Internet est pour nos jeunes bien plus qu’un moyen moderne de communication. C’est un début d’existence dans un monde virtuel en gestation, qu’ils investissent à l’âge du collège et construisent en marge des adultes, de la société et de la culture. Espace de liberté, ce monde virtuel se trouve être aussi le vecteur d’une mutation profonde du rapport à l’autre et du rapport à soi.