Bonjour,
J'ai encouragé mes élèves à utiliser la messagerie pour s'écrire entre eux. En effet, j'y vois là un formidable stimulateur d'écriture.
Après seulement un jour de mise en place, je dois dire que cela marche bien : certains élèves écrivent beaucoup à leurs copains et même à d'autres élèves de la classe. Super !
Je précise que j'ai choisi de ne pas modérer les mails pour m'éviter du travail et, surtout, favoriser la spontanéité.
Ainsi, la parole étant ainsi "libérée", les messages les plus divers peuvent émerger : textes scatologiques, déclarations amoureuses, provocations verbales humoristiques, etc. Je précise que rien de tout cela ne me surprend, je connais assez bien ce que sont capables de penser ou de dire des enfants.
Le seul problème c'est que moi, en tant qu'enseignant, je peux à tout moment voir tous ces échanges de mails. Ca peut paraître intéressant, voire indispensable, si on veut contrôler ce qui se passe. Mais, je considère que ces échanges de mails entre élèves sont strictement privés et que je n'ai pas à les voir.
De plus, comme je peux les voir, je suis censé intervenir en cas de dérapage. J'en suis en quelque sorte garant et responsable, notamment auprès des parents.
Cela ne me va pas. En effet :
- Soit je n'ai pas accès à ces échanges, et ils sont véritablement libres et ça favorise l'écriture, la participation ;
- Soit j'y ai accès, comme c'est le cas actuellement, et je suis censé surveiller ; donc je surveille et je dois intervenir s'il y a dérapage ; donc les enfants vont perdre le goût de l'échange libre et personnel quand ils vont s'apercevoir que je peux surveiller ; donc je taris la source de stimulation à l'écriture et je n'arrive à terme qu'à des échanges bien policés et bien creux (voir à plus d'échanges du tout).
Ma demande aux gestionnaires du site est donc la suivante : serait-il possible d'activer une option "Messagerie libre" (ou terme équivalent) pour que je n'ai pas accès aux messages que les élèves s'envoient entre eux ?
Je l'ai précisé dans le titre de mon message, il s'agit pour moi d'une question déontologique.